Pour tous les goûts
À la recherche d’émotions rares, on privilégiera l’ambiance des jardins de prieuré à Lavoûte-Chilhac ou à Souvigny, le ton solennel de Pontgibaud, les panoramas saisissants offerts depuis le jardin suspendu à Vic-sur-Cère, ceux d’Ally, de Busséol, de Vollore et de Ravel, à moins que l’on ne préfère les atmosphères plus intimistes de Cordès ou de Mozac
Le jardin de la cour d’appel de Riom, restauré il y a une dizaine d’années, celui des marais à Montluçon, les parcs du Puy-en-Velay, de Lapalisse ou de Vichy sont des îlots de fraîcheur au cœur des villes. À Auzers, Anglards-de-Saint- Flour, Chavagnac-Lafayette ou Malicorne, l’important, plus que jamais, c’est la rose.La clairière médiévale d’Antignac permet de remonter le temps. Les promenades se font parcours pédagogiques à Mourjou grâce à la châtaigne, à Bassignac autour du textile, mais aussi au jardin botanique de Clermont-Ferrand… ou ludiques à Charnat. À Ruynes-en-Margeride et à Opme, les jardins proposent des leçons potagères grandeur nature. Pour le dessert, on ira à Courpière, avec les arbres fruitiers du château de La Barge. Promenade digestive aux arboretums de Balaine, d’Arpajon-sur-Cère et de Royat. Et à Arlanc, toutes les cultures se croisent au jardin de la terre. Le choc des culturesLa Renaissance italienne considérait déjà le jardin comme un art véritable. Héritier de cette approche, le jardin à la française propose à son tour de domestiquer la nature, trop inquiétante. À la recherche du paradis perdu, c’est le règne de la ligne droite, des formesartificielles dans leur régularité, des perspectives composées, des eaux propulsées vers le ciel… Mais la Révolution survient et le jardin français devient le symbole du despotisme de la monarchie désormais abolie. L’Angleterre du parlementarisme séduisait déjà les philosophes, elle diffusera auprès des esthètes sa vision du jardin. Désormais, la nature n’est plus encadrée, elle est reproduite. En un lieu restreint, on cherche à réunir toutes les surprises qu’elle peut réserver. Clairière, fourrés et massifs aménagent un cheminement qui conduit, comme par hasard, à des vestiges de lieux imaginaires.Parmi les nombreux jardins à la française que compte l’Auvergne, citons celui de Davayat (63), dessiné par un élève de Le Nôtre, mais aussi Ravel (63), Cordès (63), Rongères (03)...Pour flâner à l’anglaise, le choix est tout aussi riche : Chavagnac-Lafayette (43), Figon (43),Aulteribe (63), Effiat (63) ou encore les jardins de La Chassaigne à Thiers (63), classés monuments historiques.
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