Portabéraud
Douce folie
En quels temps sommes-nous et combien de fois ont-ils déjà ressuscité ? Comme tous les jardins nés de longue date, ceux de Portabéraud ont subi aléas et vicissitudes au rythme des temps prodigues ou des revers de fortune de leurs propriétaires.
Aujourd’hui, on prend soin d’eux pour qu’ils retrouvent la vocation qui présida à leur création : l’agrément des sens. Devant la maison, oeuvre d’un esthète au coeur tourné vers le Midi, des buis deux ou trois fois centenaires, des cyprès et des ifs font antichambre entre l’habitation et le parc, 7 hectares de paix bordés par un canal où l’on canotait hier encore.Témoins muets d’une succession de tant de saisons, des personnages figés dans leur posture de terre cuite miment l’attente d’un maître arrivant par la grande allée. Ils ne désapprouveraient pas les locataires actuels et leur volonté de dompter la nature une fois encore pour dire l’humanité dans une impression de végétaux. Il faut qu’un jardin devienne adulte. Pleine des promesses que son histoire réserve, la Folie Mercier de Portabéraud attend le visiteur curieux de la renaissance d’un lieu perdu dans le temps.
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