Dossier
The Elderberries
Lancé à fond comme un taureau dans un magasin de porcelaine de Chine
Le groupe de heavy rock The Elderberries s’apprête à faire de sacrés dégâts partout où son détonant premier disque sous pochette sexy – Nothing Ventured Nothing Gained – sortira… Et l’on ne vous parle même pas des salles de concerts où ils fouleront les planches !
L'herbe risque de ne pas repousser après la charge des Elderberries, à peine vingt ans de moyenne d’âge. Comment pourrait-il en être autrement quand une bande de musiciens venus d’horizons différents (Angleterre, Canada et France) partage un furieux désir d’en découdre sur une scène ? Pour arriver à cela, il faut bosser dur ensemble ; le passe-temps favori de ces « dangereux » énervés consiste donc à mélanger énergiquement, et avec une fraîcheur réjouissante, leurs influences. Led Zeppelin, les Ramones, les Stooges et AC/DC se voient ainsi violemment honorés et dépoussiérés, avant de subir une formidable cure de jouvence… Pour le plus grand bonheur des amateurs de rock and roll. Car, s’ils sont à peine sortis de l’adolescence, les Elderberries sont déjà des musiciens de scène aguerris (80 dates, Découvertes « Attention talent scène » du Printemps de Bourges 2006) et ils ont le chic pour composer des titres ultrapercutants, qu’ils comptent bien jouer partout où ils en auront l’occasion.
Avec le culot de petits garnements ne connaissant pas la peur… Leur plan d’attaque est extrêmement simple et efficace. Chris Boulton hurle à s’en faire péter les cordes vocales pendant que les deux guitaristes survoltés – Ryan Sutton et Tom Pope – jettent de l’huile sur le feu du chant avec moult riffs et solos électriques et que la rythmique – Jamie Pope à la basse et Yann Clavaizolle à la batterie – ferraille autant qu’elle peut. À ce niveau-là, on ne peut plus parler de force de frappe, il serait plus judicieux d’appeler cela une arme de destruction massive de l’ennui, de l’apathie et de la morosité.
Sans crier gare, les Elderberries vous transmettent un virus très recherché : la joie de vivre et le désir de faire une fête franchement rock and roll ; mais les Elderberries ont beau avoir choisi leur nom d’après une réplique en version originale des Monty Python, ils ne sont pas vraiment là pour rigoler. Les éventuels magasins de porcelaine, les nombreuses salles de concerts qu’ils ont croisées sur leur route et les groupes qui ont joué avec eux (les impressionnants The Datsuns, entre autres) peuvent en témoigner…
Ce n’est que le début de l’aventure !
Les coups de cœur des Elderberries
- Coup de coeur régional : The Suppositorz
- Coup de coeur national : Good Old Boys
- Coup de coeur international : Breastfeeders
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