La recherche auvergnate au microscope
De la santé à la qualité des aliments en passant par les véhicules intelligents, la recherche auvergnate trace les voies d’avenir de l’économie régionale.
Une recherche dynamique
L’Auvergne consacre 2,4 % de son PIB à la recherche et développement contre 2,1 % en France et se place ainsi dans le premier quart des régions européennes. Au regard du potentiel humain de recherche et développement, l’Auvergne occupe également une position favorable au sein des Régions françaises. Environ 6 000 chercheurs ou techniciens de recherche travaillent en Auvergne, soit 2,1 % des emplois R&D français.
Aussi bien en termes d’effectifs qu’en matière d’effort financier, le poids de la recherche privée est très important dans la région : 64 % des effectifs de chercheurs et 80 % de la dépense intérieure de R&D. 39 % de la recherche privée s’effectue dans l’activité « fabrication de pneumatiques ». La Région est aussi spécialisée dans les demandes de brevets en chimie-pharmacie et mécanique avancée.
Cinq axes et deux pôles d’excellence pour la recherche publique
La recherche publique est portée par les grands organismes nationaux de recherche : Inserm, CNRS, Cemagref, et Inra (présence du 3e plus grand établissement français) ; à leurs côtés, des institutions régionales et locales : laboratoires de recherche des deux universités (université Blaise-Pascal et université d’Auvergne), des écoles d’ingénieurs (École nationale de chimie, Enita, et Ifma) et le Centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand. De nombreux liens unissent ces différentes institutions.
Cette recherche s’organise autour de cinq axes et de deux pôles d’excellence :
- L’axe « santé-nutrition-humaine » est bâti sur deux thématiques étroitement imbriquées : la nutrition humaine, déjà structurée au sein du Centre de recherche en nutrition humaine et la santé humaine, rassemblée dans l’Institut fédératif de recherche santé Auvergne ;.
- L’axe « qualité des aliments » concerne toute la chaîne agroalimentaire, de la sélection génétique des espèces à la consommation finale en passant par les étapes de production et de transformation ;
- L’axe « chimie des transformations et durabilité des matériaux polymères » ; les polymères sont devenus l'élément essentiel d'un nombre très important d'objets, dans lesquels ils ont souvent remplacé les substances naturelles. Le terme désigne des matières abondantes et variées : des protéines les plus ténues aux fibres de kevlar haute résistance. Certains polymères sont liquides (ex : dans les shampooings) ; d'autres, solides, servent comme matériau de structure ;
- L’axe « machine et systèmes performants et intelligents » induit des travaux de recherche dans la mécanique, l’électronique, l’automatique-robotique et l’informatique ;
- L’axe « territoires ruraux sensibles » associe des compétences en sciences du vivant et sciences humaines afin de développer des territoires situés loin des pôles urbains ;
- Le Pôle de physique corpusculaire étudie, dans le cadre de grands programmes internationaux
- Le pôle de volcanologie conduit une recherche fondamentale en volcanologie : la prévision des éruptions et l’évaluation des risques naturels.
Un vaste réseau favorisant l’innovation au sein des entreprises
Le rapprochement entre le monde scientifique et le monde socio-économique est assuré par différentes structures de transfert de technologies comme :
- Casimir : matériaux et mécanique, bio-industrie, emballage ;
- CNEP : reconnu internationalement dans les études de vieillissement des matériaux ;
- Aliatech : agroalimentaire ;
- Mécaprod : mécanique et productique ;
- Adiv : filière viand
Ces structures garantissent une mutualisation des moyens techniques et de veille technologique et règlementaire pour favoriser l’innovation au sein des PME.
La région abrite également quatre technopoles :
- biopôle Clermont-Limagne, à Saint-Beauzire (Puy-de-Dôme), sur les biotechnologies ;
- biopôle haute Auvergne, à Aurillac (Cantal), sur les l’agroalimentaire et les biotechnologies ;
- bioparc Vichy-Hauterive (Allier), sur la santé-beauté-forme et le biomédical ;
- Clermont-Ferrand-Aubière (Puy-de-Dôme) sur les technologies de l’information et de la communication.
Ces parcs technologiques ont pour but de promouvoir l’innovation et comportent des structures d’accueil pour les jeunes entreprises innovantes.
En outre l’incubateur Busi (au sein du biopôle Clermont-Limagne à Saint-Beauzire) a permis la création d’entreprises de haute technologie depuis 2000, en collaboration avec les universités qui mettent à la disposition des entreprises les moyens matériels et humains de leurs laboratoires de recherche.
Un esprit de collaboration stimulant
L’Auvergne possède également trois pôles de compétitivité labellisés nationalement :
- Innoviandes, pour la filière viande, en vue de répondre rapidement à l’évolution des modes de distribution et de consommation, de prendre en compte les exigences croissantes en matière de sécurité alimentaire et d’améliorer l’efficience économique des entreprises ;
- Céréales vallée, dans le domaine des céréales, en vue de concevoir les semences de demain pour créer des variétés de céréales mieux adaptées aux besoins des utilisateurs et de développer les bioplastiques ;
- Viaméca, pour la filière mécanique, dans les domaines de l’automobile, de l’aéronautique et des biens d’équipement industriels.
Ces pôles de compétitivité favorisent la collaboration entre les entreprises, les centres de recherche et les organismes de formation, en vue de développer des projets innovants.
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