Musée d'art Roger-Quilliot
Au cœur du quartier historique de Montferrand, il occupe l’ancien couvent des ursulines
Datant des XVIIe et XVIIIe siècles, il a été rénové, restructuré par les architectes Adrien Fainsilber et Claude Gaillard afin d’accueillir, des 1992, les collections de beaux-arts de la ville de Clermont-Ferrand. Près de 2 000 œuvres – peintures, sculptures, mobiliers, objets d’art – sont présentées de façon synthétique le long d’un parcours chronologique brossant un panorama de l’art occidental, du Moyen Âge à nos jours. L’aspect extérieur du musée a conservé son esprit classique. Le parti architectural choisi à l’intérieur privilégie, quant à lui, un jeu de lumière et d’espace contemporain. L’accueil ouvre sur un atrium, conçu par Peter Rice, autour duquel s’organisent trois niveaux d’exposition desservis par des rampes douces.
Du Moyen Âge au XVIIIe
La période médiévale offre au regard de magnifiques pièces. Parmi celles-ci, on remarque les Vierges en majesté auvergnates, la peinture sur bois Les abbés d’Ennezat ainsi que des pièces d’orfèvrerie en émail champlevé. La salle Renaissance - de La Crucifixion attribuée au maître Engebrechtsz, du mobilier Henri II aux sculptures de Léonard Sarson – illustre parfaitement l’esprit synthétique du musée.Au centre du premier espace consacré au XVIIe siècle, une série de douze peintures conçues pour le château d’Effiat raconte le « cycle du Roland Furieux » d’après le roman de l’Arioste. Sur le même niveau, sont exposées des œuvres de l’école française classique, des toiles de Philippe de Champaigne, des peintures religieuses dont La Vierge à l’enfant de Jacques Blanchard ainsi que des tableaux de provenances italienne et des écoles du Nord.Le XVIIIe siècle propose, notamment, Le portrait de Louis XVI peint par Antoine Callet, Les lavandières de François Boucher et une sculpture en terre cuite d’Augustin Pajou représentant l’illustre Clermontois Blaise Pascal…
Arts du XIXe siècle
Des peintres originaires de la région, Thomas Degeorge, Prosper Marilhat, côtoient, en particulier, le chef-d’œuvre monumental de Théodore Chassériau, La défense des Gaules, dont plusieurs esquisses sont montrées.Figure emblématique de l’histoire, Vercingétorix a aussi été immortalisé par Frédéric-Auguste Bartholdi.Une salle permet également d’évoquer un des mouvements artistiques de cette époque, l’impressionnisme, à travers des toiles d’André Lebourg, d’Armand Guillaumin.Les sculpteurs ne sont pas oubliés. Le bronze de Camille Claudel représentant le buste de Louise, sa sœur cadette, est une illustration remarquable de leur travail.
Collection Combe
Afin d’exposer l’art du XXe siècle et d’accueillir une partie de la collection de Simone et Maurice Combe, marchands d’art et collectionneurs auvergnats, une extension a été réalisée, en sous-sol, sur deux niveaux circulaires.La rotonde supérieure abrite un florilège de cette collection d’art moderne. Son organisation thématique permet d’approcher les témoignages de peintres figuratifs des années 1920‑1930 avec Marie Laurencin aux années 1950‑1970 avec Bernard Buffet, Jean Jansem, Jean Fautrier, Paul Rebeyrolle, Marcel Gromaire…
Le niveau inférieur accueille un fonds d’art contemporain en cours de constitution. Il présente des artistes, d’Édouard Pignon à Nils Udo, travaillant au renouvellement des notions de paysage et d’environnement.
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