La longue histoire du Festival du Court Métrage
La plus importante manifestation cinématographique mondiale consacrée au court-métrage.
C'est le deuxième festival de cinéma en France après Cannes en termes d'audience et de présence professionnelle. Pour comprendre ce succès, activons la machine à remonter le temps.
En 1979-1980-1981
Des semaines du court-métrage sont organisées par des membres du Cercle cinématographique universitaire de Clermont-Ferrand (C.C.U.C.) avec les moyens peu importants dont celui-ci dispose. Elles prennent un développement tout à fait exceptionnel, succès public autant que demande de nombreux professionnels. Un petit groupe d'étudiants du C.C.U.C. décide alors de créer une nouvelle association.
4 août 1981
Naissance de Sauve qui peut le court-métrage, dans le but de transformer ces semaines en authentique festival. Le ton est donné dans ses statuts, article 3, Buts et objectifs : « Cette association a pour but de promouvoir le court-métrage et l’image animée en général, par tous les moyens, en particulier par l’organisation annuelle d’un festival. » L’association obtient très rapidement les soutiens de la ville de Clermont-Ferrand, du département du Puy-de-Dôme, de la Région Auvergne, du ministère de la Culture, du ministère de la Jeunesse et des Sports, des Affaires étrangères, de l'Éducation nationale, du Centre national de la cinématographie, et de la direction régionale des Affaires culturelles.
1982
La manifestation devient compétitive. À côté de la compétition nationale, des programmes de courts-métrages internationaux sont présentés au public ; ils regroupent des films autour d'un thème, d'un genre, d'un pays, ou encore sous la forme d'hommages à de grandes figures du court-métrage. L'organisation repose alors surtout sur la passion des bénévoles.
Début 1985
Une équipe de quatre permanents s'installe dans un petit local qui servira de bureau et de salle de projection pour les visionnements des films par l'équipe. Au cours de ces années, le nombre de spectateurs croît de façon régulière. Les soutiens financiers devenant plus importants, l'ampleur de la manifestation nécessitant plus de personnes, l'équipe organisatrice continue de s'étoffer et emménage dans des bureaux plus spacieux, le premier local étant transformé en local purement technique.
En 1986
Devant l'intérêt sans cesse grandissant des professionnels pour la manifestation, le 1er Marché du film court est organisé, avec le soutien des partenaires institutionnels historiques, auxquels viendra se rajouter l'Union européenne. Ce marché est l'espace indispensable qui associe la réussite économique au succès public. Il est constitué de deux parties principales : un espace visionnement où les acquéreurs peuvent visionner en vidéo la presque totalité de la production mondiale (sélectionnée ou non) et un espace salon. Cette volonté d'inscrire le court-métrage dans le secteur économique n'a fait que se confirmer par la suite, puisque le nombre de télévisions nationales et internationales (principaux acheteurs), de festivals nationaux et internationaux venus faire leur sélection au Marché du film court de Clermont-Ferrand et d’organismes s'intéressant au court métrage n'ont cessé depuis d'augmenter.
1988
Le festival passe un nouveau palier. En effet, conjointement au festival national qui fête son dixième anniversaire, a lieu le 1er festival international, qui contribuera à faire de Clermont-Ferrand le grand rendez-vous mondial du court-métrage.
En 1989
Le festival attire quelque 28 000 spectateurs.
1992
Septième Marché du film court, un catalogue de 292 pages est édité, il recense les 1 164 films de l’année.
1995
Ce sont 100 000 spectateurs qui viennent assister au festival pour y célébrer un siècle de cinéma, lors d'une édition qui démontre, une fois de plus, la vitalité et la créativité de générations de cinéastes. Sauve qui peut le court-métrage lance son site Internet qui deviendra dynamique en 2000.
1997
La commission du film Auvergne voit le jour. Partie intégrante de Sauve qui peut le court-métrage, la commission du film Auvergne offre un service gratuit pour tout type de production désireuse de tourner dans la Région, afin de faciliter le travail de l'équipe de tournage et de mettre en valeur le patrimoine, les services et les professionnels locaux.
Mai 2000
L'association entre dans ses nouveaux locaux. Au cœur de Clermont-Ferrand, la Jetée, en hommage au film de Chris Marker, abrite les bureaux de Sauve qui peut le court métrage, de la commission du film Auvergne et un centre de documentation unique au monde par son fonds consacré au court métrage.
2002
Une nouvelle compétition dédiée à la vidéo numérique est créée. Elle évolue rapidement pour devenir le Labo. Les accréditations sont désormais gérées en ligne.
2005
Installation du serveur vidéo, développement d’activités et de services informatiques, lancement du Short Film Dépôt, système d’inscription en ligne multifestivals, numérisation systématique des films inscrits et du fonds ancien…
2007
L'édition 2007 a accueilli près de 3 000 professionnels et 135 000 spectateurs.
Le XXIIe Marché du film court comprend 35 stands, son catalogue recense 5 630 films pour 1 008 pages, Internet Film Promotion se met en place, le plan de numérisation des archives arrive à son terme. En fin d’année 40 000 films, dont 28 000 antérieurs à 2005, pourront être visionnés à la Jetée.
Les articles du dossier
- La longue histoire du Festival du Court Métrage [+]
- Le Festival de La Chaise-Dieu [+]
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