Cécile Coulon, 20 ans, romancière
À 20 ans, Cécile Coulon, étudiante à Clermont-Ferrand, publie déjà son deuxième roman : « Méfiez-vous des enfants sages ». Interview en son et en images d’une jeune auteure déjà repérée par la presse nationale.
L’équipe de l’agence régionale art et culture Le Transfo a rencontré Cécile Coulon, qui vit à Clermont-Ferrand et vient de publier son deuxième roman : Méfiez-vous des enfants sages, (Éditions Viviane Hamy, 2010), après Le voleur de vie (Éditions du Revoir, 2006) et un recueil de nouvelles, Sauvages, paru en 2008. Rencontre en vidéo avec une ancienne khâgneuse qui vient tout juste de faire sa rentrée 2010 à la faculté de Lettres clermontoise.
Cécile Coulon : Méfiez-vous des enfants sages, c’est un roman qui se déroule aux États-Unis, entre les années 60 et les années 80. Donc c’est plusieurs tranches de vies, plusieurs personnages dans des atmosphères différentes selon les lieux, selon l’époque, selon la vie de ses différents personnages qui se croisent : qui se rencontrent, qui se séparent, mais qui finissent toujours par se retrouver à un moment ou à un autre.
Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Énormément de films américains, énormément de musique, que ce soit du rock, du rockabilly ou de la country : des musiques plutôt des années 50, 60, voire 70, je me suis un peu arrêtée dans le temps ! Et beaucoup de littérature américaine qui se passe dans le Sud des États-Unis : Steinbeck, Tennessee Williams, Armistead Maupin… Au final, toutes ces références se retrouvent dans le livre. J’espère que l’on peut ressentir qu’il y a un côté cinématographique et musical dans ce livre : musical surtout par la bande-son qui est présente à la fin ; et cinématographique dans l’utilisation de la couleur et de l’image, à proprement parler.
Pourquoi l’image, le son et le mot sont-ils indissociables pour vous ?
J’ai grandi avec ces trois repères en permanence. C’est-à-dire que quand on allait au cinéma, mes parents achetaient la BO du film, et j’allais toujours sur Internet lire les critiques, par exemple. C’est comme ça que, petit à petit, ce triptyque s’est développé. En fait, je me suis rendu compte que quand je lisais un livre, je me représentais visuellement la scène que j’étais en train de lire, et que je j’essayais de coller un morceau (de musique, ndlr) dessus. Vraiment, cela s’est construit pas à pas, mais cela vient de l’éducation, quand j’étais toute petite.
Pourquoi avez-vous fait le choix des mots ?
Je trouve que le mot et le livre en particulier sont un vecteur de communication formidable : tout le monde a écouté des histoires, quand il était gamin. Tout le monde a doré s’endormir avec des images dans la tête. […] Il y a une importance du mot, qu’il faut mettre en valeur, et la façon de le mettre en valeur, cela peut être dans la musique, évidemment, dans le cinéma par le scénario, et dans le livre par le roman, la poésie, le théâtre et l’essai.
Avoir 20 ans en 2010, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu’en 2011, j’aurai 21 ans ! Voilà…
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