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Vercingétorix, l’homme qui voulut être roi

Vercingétorix naît vers – 80 avant notre ère. Les Arvernes sont alors, du fait de leurs ressources en or, argent et bronze, l’un des peuples les plus nombreux et les plus riches de la Gaule. Ils offrent déjà leur protection à plusieurs peuples alentour et sont réputés pour les grandes capacités de leur cavalerie.

Le nom de Vercingétorix dessine à lui seul tout un destin : « le grand chef des guerriers [qui est] roi ». Selon les sources, il serait né à Gergovie, ou bien à Nemessos, capitale des Arvernes avant le règne d’Auguste, que l’on situe en lieu et place de la future Augustonemetum qui deviendra Clermont-Ferrand, ou encore à Corent. Il est le fils de Celtillos, magistrat suprême du peuple arverne et certainement membre de la famille royale, exécuté vers la fin des années 70 avant JC pour avoir voulu restaurer la royauté alors que les Arvernes avaient opté pour un gouvernement aristocratique. Cet homme qui voulut être roi avait transmis dans le sang et le patronyme de son fils ses désirs de grandeur…

Frédéric Auguste Bartholdi, Vercingétorix, 1870, plâtre, Ville de Clermont-Ferrand, musée d'art Roger-Quilliot. © Ville de Clermont-Ferrrand, MARQ, cliché JH Bayle.

 

Formé aux techniques de guerre

César envahit la Gaule en – 58. Si l’on en croit une « amitié » ancienne avec César sur laquelle jouera Vercingétorix au moment de sa reddition, il semble que, comme tant d’autres jeunes nobles arvernes, il l’ait servi en prenant la tête d’un escadron de cavalerie. César le forme aux techniques de guerre romaine, sans doute en échange de sa connaissance de ce territoire que l’on nommait alors « la Gaule chevelue », qui s’étendait des Pyrénées au Rhin. Leur rupture, peut-être sur l’instigation des druides, encore très influents, aurait eu lieu entre 57 et 54 avant JC.
Ils se retrouvent, mais dans des camps opposés, en – 52. Dans l’hiver – 53 / – 52, Vercingétorix prend la tête du « parti anti-romain » arverne à la suite du massacre de commerçants romains par les Carnutes à Orléans. Chassé de Gergovie par son oncle Gobannitio, soupçonné d’être responsable de l’exécution de son père, Vercingétorix lève des troupes dans la campagne. Il mène contre les Romains une guerre de harcèlement, par une politique de la terre brûlée, privant de ravitaillement les troupes de César. Il multiplie dans le même temps les incitations au ralliement à destination des Eduens (situés dans l’actuelle Saône-et-Loire), des Rutènes au sud, et gagne la confiance des Bituriges côté Loire. L’union des peuples du centre et de l’ouest contre le proconsul se fait sur son nom.

César mesure l’ampleur de la menace et rejoint Narbonne fin janvier – 52. Il prend Orléans et assiège Bourges. En juin – 52, Vercingétorix remonte la rive droite de l’Allier, tandis que César le poursuit rive gauche, puis s’enferme dans Gergovie. Il parvient à rallier les Eduens à sa cause et reprend le titre de chef des Arvernes.

Ayant commencé le 28 novembre en - 52, le siège de Gergovie est l’emblématique bataille à laquelle le nom de Vercingétorix est associé pour la postérité. C’est l’une des batailles principales de la Guerre des Gaules, et ce fut une victoire historique, au cours de laquelle les forces gauloises rassemblées autour de Vercingétorix ont réussi à repousser les légions de César.

François Emile Ehrmann, Vercingétorix appelant les Gaulois à la défense d'Alésia, 1869, huile sur toile, Ville de Clermont-Ferrand, musée d'art Roger-Quilliot. © Ville de Clermont-Ferrrand, MARQ, cliché Patrick André.

Le siège d’Alésia

Mais César a formé douze nouvelles légions, soit 50 000 hommes à son service. Il marche vers l’Italie du Nord. Les troupes de Vercingétorix, fortes de 80 000 hommes, bloque alors son avancée à quelques kilomètres d’Alésia (dans l’actuelle Côte-d’or). Un siège de quarante jours imposé par César aura raison des troupes de Vercingétorix, encerclées et mourant de faim. Même l’« armée de secours » de 250 000 guerriers, envoyés par les peuples gaulois, ne parviendra pas à briser le siège. Il semble que Vercingétorix ait demandé, en échange de sa propre vie, la vie sauve pour les 53 000 survivants d’Alesia.

Lors du défilé du triomphe romain sur les Gaules organisé par César, le 26 septembre – 46, Vercingétorix marchera jusqu’au Capitole, fers aux pieds et aux mains sous les quolibets de la foule, puis sera étranglé au Tullianum, la prison de Rome, et jeté sans sépulture aux Gémonies… comme n’importe quel roi barbare vaincu par César. Sa légende pourra alors commencer.

 

Illustrations :

  • François Emile Ehrmann, Vercingétorix appelant les Gaulois à la défense d'Alésia, 1869, huile sur toile, Ville de Clermont-Ferrand, musée d'art Roger-Quilliot. © Ville de Clermont-Ferrrand, MARQ, cliché Patrick André.
  • Frédéric Auguste Bartholdi, Vercingétorix, 1870, plâtre, Ville de Clermont-Ferrand, musée d'art Roger-Quilliot. © Ville de Clermont-Ferrrand, MARQ, cliché JH Bayle.

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