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Saint Austremoine, évangélisateur des Gaules

On ne sait pratiquement rien des débuts de la vie d’Austremoine sinon que juif de naissance, il aurait passé sa jeunesse à Emmaüs en Palestine et qu’il vécu quelques années à Rome jusqu’aux environs de 250 de notre ère.

Grégoire de Tours,  historien de l’Eglise, des francs et de l’Auvergne rapportera plus tard au VIème siècle dans son Histoire des Francs (livre I, XXX) qu’Austremoine (Stremonius), fut l’un des sept évêques envoyé par le pape pour évangéliser les Gaules, alors que le christianisme était encore, au sein de l’Empire Romain polythéiste, une religion persécutée.

Saint-Austremoine, évangélisateur des Gaules

 

Extrait de l’Histoire des Francs de Grégoire de Tours :

« Sous l'empereur Dèce il s'éleva contre le nom chrétien un grand nombre de persécutions, et on fit un si grand carnage des fidèles qu'on ne pourrait les compter. [...] Valentinien et Novatien, alors les principaux chefs des hérétiques, à l'insinuation de l'ennemi de Dieu, attaquèrent notre foi. Dans ce temps sept hommes, nommés évêques, furent envoyés pour prêcher dans les Gaules, comme le rapporte l'histoire de la passion du saint martyr Saturnin. Sous le consulat de Décius et de Gratus, comme le rappelle un souvenir fidèle, la ville de Toulouse eut pour premier et plus grand évêque, saint Saturnin. Voici ceux qui furent envoyés : Gatien, évêque à Tours ; Trophime à Arles ; Paul à Narbonne ; Saturnin à Toulouse ; Denis à Paris, Strémon [Austremoine] en Auvergneet Martial à Limoges ».

Austremoine, accompagné des diacres Marius, Anthemius, Mametus, Nectarius (Nectaire en français, qui a donné le nom de la commune de Saint-Nectaire) et Seronatus, aurait commencé sa mission d’évangélisation de l’Auvergne vers 251 – 252. Il  se serait notamment arrêté à Laudosum ou Lutosus, l’actuelle Lezoux, ville ayant déjà acquis une notoriété dès le 1er siècle grâce à ses ateliers de céramique et qui se serait convertie au christianisme dans le milieu du IIIe siècle.

Par la suite, Austremoine devint le premier évêque d’Arvernis, l’ancien nom de Clermont-Ferrand,  à la fin du IIIe  ou au début du IVe siècle, ce qui place l’évêché de Clermont parmi les plus anciens de la Gaule romaine.

Selon les historiens, il mourut soit en 286 soit ou au début du IVe siècle à Issoire (Puy-de-Dôme) où il s’était retiré. Il fut enterré dans cette ville où une abbatiale porte son nom. Par la suite, sa dépouille fut transférée à Volvic (Puy-de-Dôme) et en 764, sur ordre de Pépin le Bref ou en 848, à la requête de Pépin II d’Aquitaine, ses reliques furent transportées dans l’abbaye de Mozac, où elles reposent actuellement, dans une châsse du XVIe siècle. L’an 848 marque aussi l’année de sa canonisation.

Au IXe siècle, la tête de saint Austremoine sera inhumée à Saint-Yvoine, avant de retourner à Issoire, en l’an 900.

Une statuaire en bois des XVIIe et XVIIIe siècles, représente  saint Austremoine dans l’abbatiale d’Issoire et dans l’église abbatiale de Mozac. saint Austremoine apparaît également sur l’un des pignons de la châsse de Saint-Calmin (XIIe siècle), exposée dans l’abbatiale de Mozac.

Un personnage important dans l’histoire de l’Auvergne, qui jeta les bases de l’organisation territoriale médiévale de la région puisque les paroisses avaient à l’époque une attribution administrative en plus de leur fonction religieuse.

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