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Le Panthéon pour Jean Zay

Jean Zay

Jean Zay est entré au Panthéon en 2015 aux côtés de Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle et Pierre Brossolette. Le Président de la République, François Hollande, a officialisé l’entrée de ces quatre personnes, vendredi 21 février au Mont-Valérien.

Jean Zay (1904 – 1944) est né à Orléans (Loiret). Avocat de formation, il fut élu plus jeune député de France à 27 ans.

Ministre du Front Populaire

A 32 ans Jean Zay se voit confier par Léon Blum le portefeuille de Ministre de l’Education nationale et des Beaux-Arts.

Il démissionne au début des hostilités de 1939 pour rejoindre l’armée française. En 1940, Jean Zay assiste à la dernière session du Parlement, replié à Bordeaux. Du Maroc, qu’il avait rejoint avec d’autres parlementaires pour continuer la guerre depuis l’Empire colonial, il est arrêté pour désertion. Durant son trajet en effet, la République s’est sabordée et a laissé place aux nouvelles autorités de l’Etat Français. Renvoyé en métropole, il est interné à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). En octobre 1940, le tribunal militaire de Clermont-Ferrand le condamne, outre à la dégradation militaire, à la déportation à vie. Transféré à Marseille, il voit sa peine commuée en simple internement et est incarcéré à Riom (Puy-de-Dôme). Il est extrait de sa cellule quelques jours seulement après le débarquement de juin 1944 par des miliciens qui l’assassinent à Molles (Allier). Son corps est retrouvé en 1946 et inhumé à Cusset (Allier).

Ses réformes

Le ministre du Front Populaire a rendu l’école obligatoire jusqu’à 14 ans et a développé la pratique du sport à l’école. On lui doit également l’interdiction du port d’insignes politiques et religieux dans les établissements scolaires, ainsi que la création du comité des œuvres scolaires et universitaires, ancêtre du CROUS. Il promeut la recherche scientifique en créant, en 1939 le CNRS. Comme ministre des Beaux-Arts, Jean Zay crée le Musée national des Arts et traditions populaires et en 1939, le Festival de Cannes, qui ne sera inauguré qu’en 1946. Républicain et patriote dans l’âme, Jean Zay a continué de travailler à ses réformes alors même qu’il se trouvait en prison. Jean Zay a été réhabilité à titre posthume par la cour d’appel de Riom le 5 juillet 1945. Depuis 1948, il repose dans sa ville natale.

 

 

 

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