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« Je suis Charlie » : la mobilisation après le choc

Je suis Charlie

Mercredi 7 janvier en fin de matinée, une attaque terroriste a décimé la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo, faisant 12 morts, laissant la France entière sous le choc. Le jour-même, la stupeur a laissé place à une mobilisation sans précédent.

Le 7 janvier, les adjectifs les plus forts de la langue française ont été pensés, dits, écrits, hués, et même dessinés. L’attentat dont a été victime Charlie Hebdo a en effet choqué, bouleversé, glacé le sang de toutes et tous, laissant la France presque sans voix. C’est que parmi les 12 victimes de la tuerie, il y avait de véritables emblèmes : Cabu, Charb, Wolinski, Tignous, Honoré, Bernard Maris… Autres victimes de la barbarie commise, le brigadier Franck Brinsolaro et l’agent de police Ahmed Merabet ont également été assassinés, tout comme Elsa Cayat, psychanalyste et chroniqueuse, Frédéric Boisseau, agent d’entretien, Mustapha Ourrad, correcteur, et un Auvergnat de passage dans les locaux de Charlie Hebdo : Michel Renaud, ancien directeur adjoint de cabinet du maire de Clermont-Ferrand.

Pour les Clermontois, Michel Renaud était une véritable « personnalité locale ». Ancien journaliste à Europe 1 et au Figaro, voyageur passionné, président fondateur du festival « Des Rendez-vous du Carnet de voyage », il avait dirigé la communication de la Ville de Clermont-Ferrand pendant une quinzaine d’années sous Roger Quilliot avant d’intégrer le cabinet de Serge Godard. Il avait été invité dans les locaux de Charlie Hebdo par Cabu, auquel il rapportait des dessins. Il était accompagné d’une autre personnalité clermontoise investie dans le festival, Gérard Gaillard, heureusement sain et sauf.

Mobilisation mondiale

Le soir-même du massacre, la France s’est mobilisée, sur toutes les places des grandes et moins grandes villes, en silence mais avec détermination. Parmi les commentateurs de l’événement, les premiers à réagir, à chaud, ont estimé que « Charlie Hebdo a été assassiné ». Au fur et à mesure que les heures passaient, d’autres avaient compris que c’était la liberté de la presse qui était attaquée. Encore plus tard, d’autres ont réalisé que c’était tout simplement la liberté, et même la démocratie qui étaient visées…
 
Toutes ces réactions étaient attendues et justifiées, l’ampleur de l’acte dépassant largement les colonnes et vignettes d’un journal satirique. Mais comme toute attaque terroriste, la fusillade à Charlie Hebdo est une attaque de portée inévitablement mondiale, quel qu’ait été le nombre de morts, quel qu’ait été le lieu, quelles qu’aient été les victimes. C’est la tentative de déstabilisation d’un modèle de société, la tentative de destruction d’un choix de civilisation. Dès le lendemain, les témoignages de soutien l’ont rappelé : celui du Président des Etats-Unis Barack Obama, de David Cameron, en français, ou encore du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Ban Ki-Moon, et de tous les grands chefs d’Etat.
 
Il semblait donc important que « Je suis Charlie » soit traduit dans toutes les langues. Cela a été fait.

Deuil national

Les 10 et 11 janvier, des marches républicaines étaient organisées en réaction aux attentats des 7, 8 et 9 janvier. Au niveau national, le nombre de personnes rassemblées a été estimé à 3,7 millions, ce qui en fait le plus gros rassemblement de l’histoire moderne en France. Des centaines de villes, en France ont répondu à l’appel, dont Clermont-Ferrand, où 70 000 personnes environ étaient réunies.

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