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Jean et Charles Delorme, médecins royaux

Jean Delorme fut le premier médecin de Marie de Médicis, l’épouse du roi Henri IV. Né à Moulins (Allier) au milieu du XVIe siècle, Jean Delorme a été formé à la faculté de médecine de Montpellier, la plus ancienne université en activité du monde, fondée au XIIe siècle. Il développa la cité thermale de Bourbon-Lancy (Saône –et-Loire) et mourut en 1637, à 90 ans.

Son fils Charles, né à Moulins en 1584, reprit la fonction paternelle après des études à la faculté de médecine de Montpellier, où il soutint quatre thèses pour l’obtention de son diplôme en 1607. Ses thèses peuvent paraître originales au regard du XXIe siècle : « La danse après le repas est-elle salutaire ? » ou « Convient-il d’employer les mêmes remèdes avec les amants qu’avec les déments ? »…

Débutant sa carrière à Paris, il dépassa en réputation celle de son père, asseyant sa renommée sur ses compétences et sur le fait qu’il fut médecin de rois. Tour à tour médecin d’Henri IV, médecin principal de Louis XIII et  Louis XIV (enfant),  on citera, parmi d’autres patients célèbres, le cardinal Mazarin, Boileau, la Marquise de Sévigné ou Gaston d’Orléans (frère de Louis XIII).

Jean et Charles Delorme, médecins royaux

 

Charles Delorme appliquait les connaissances médicales de l‘époque comme l’ingestion d’antimoine pour contrer la fièvre par sudation et comme élixir de jouvence. Cette prescription d’antimoine contribua à son enrichissement. Il préconisait également l’usage des eaux bourbonnaises, connues depuis longtemps pour leurs effets bénéfiques.

Lors de l’épidémie de peste qui frappa Paris en 1619, mais également Marseille, la Catalogne et quelques pays orientaux, Charles Delorme imagina un vêtement qui le protègerait contre le bacille lors de ses visites aux malades. Cette combinaison de protection avant la lettre se composait d’un manteau épais, de bottes, de gants, de lunettes et d’un masque en forme de bec d’oiseau dans lequel étaient disposés des épices, de l’ail et du parfum, censés faire barrage aux microbes et purifier l’air inhalé. Le procédé fut efficace et beaucoup de malades furent sauvés grâce aux soins qui purent ainsi leur être prodigués.

Lors du siège de la Rochelle (1627/1628), le médecin se distingua également en guérissant par fumigation, des soldats atteints de dysenterie.

Le vent tourna lors de la Fronde (1648/1653), révolte contre l’autorité monarchique où il soutint les ennemis du cardinal Mazarin. Contraint à l’exil, il se fixa à Bourbon-l’Archambault (Allier), ville thermale qu’il développa et qui devint une ville d’eaux en vogue, fréquentée par l’intelligentsia de l’époque.

Charles Delorme mourut à Moulins en 1678, à 94 ans, un âge avancé pour l’époque.

Des praticiens aujourd’hui oubliés qui ont contribué au développement de la médecine par des innovations audacieuses.

L’association ARCANE (Apprendre et restituer les connaissances anciennes pour la nouvelle ère) située Tour des Trésors du Château à Bourbon-L’Archambault, perpétue les travaux de Charles Delorme par la fabrication d’élixirs et l’organisation de stages d’initiation à l’alchimie médiévale. Contact : 06.82.93.58.08.

Photos : Site de la BNF Gallica : http://gallica.bnf.fr/

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