Antignac
Les grands esprits se rencontrent
C’est à Vinca minor, la petite pervenche, que l’on doit le jardin d’Antignac. Et à la curiosité précoce de sa créatrice érudite.À 11 ans, Odette Lapeyre a déjà une très grande connaissance des plantes spontanées. Etlorsqu’elle découvre cette pervenche, elle en déduit immédiatement que l’homme est passé par là.
Justement, elle foule les vestiges d’un village médiéval.Dès lors, elle ne cessera de traquer et de cultiver les végétaux que l’homme du Moyen Âge soignait dans son jardin. « Les plantes, dit-elle, avaient une très grande importance dans la vie des gens. Contrairement à ce que l’on pense, ceux-ci avaient une nourriture très riche et diététique. » Garde-manger, le jardin était aussi en ce temps-là armoire à pharmacie et Odette Lapeyre peut vous montrer ce qui se prescrivait il y a des siècles pour aider une digestion paresseuse, tranquilliser des nerfs à bout, mettre une claque aux effets d’unrefroidissement ou de la piqûre d’un insecte. Et cette dame qui a tant à partager se réjouit de voir venir à elle tous ceux que le jardin passionne, car ce sont « des gens pas indifférents aux choses ».
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